Conception et gestion de l’aire d’accueil écologique de Babin

2018
Aménagement du territoire : Démarches de planification en faveur de la biodiversité
Morne-à-l’Eau
Communes de 2000 à 20000 habitants
Lauréat des petites villes (2 000 à 20 000 hab.)

Organisme/institution en charge de la mise en œuvre : la ville de Morne-à-l’Eau ; Conservatoire du littoral
Services de la collectivité associés : Direction de l’aménagement du territoire et des services techniques ; Direction de l’environnement et du développement durable ; Centre technique opérationnel ; Direction des affaires sportives
Budget : 270 000 €
Partenaires financiers : Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) ; Conseil Départemental de la Guadeloupe ; Conservatoire du littoral
Partenaires techniques : Conservatoire du littoral, Office national des forêts (ONF) ; Parc National de Guadeloupe ; Conseil Départemental de la Guadeloupe
Date de début du projet : 01/07/2013
Date de fin : 01/03/2019 (pour la deuxième partie des travaux)


OBJECTIFS
Le projet a pour objectif de transformer la plage verte de Babin afin de la rendre plus accessible et valorisable. Commencé en juillet 2013, il se terminera en mars 2019. Le but est de :

  • maîtriser la circulation en limitant l’accès (et la circulation) des véhicules à l’intérieur du site pour réduire les nuisances et les risques de pollution ;
  • optimiser le stationnement tout en préservant la qualité écologique du littoral ;
  • améliorer l’accueil et la sécurité des visiteurs ;
  • préserver et gérer le site en valorisant son identité et en mettant en place le plan de gestion écologique avec les gardes du littoral de la ville ;
  • améliorer la signalétique sur le site pour sensibiliser et informer le public sur la réglementation et les spécificités des lieux.

 

MESURES MISES EN ŒUVRE
Pour répondre à ces défis, plusieurs actions ont été mises en place :
La circulation : suppression de la voie principale bitumée de circulation qui traversait le site et le divisait en deux. L’accès est fermé par des blocs de roche et une chaine pour permettre le passage des éleveurs.
Le stationnement : création d’une première aire naturelle et perméable de stationnement de 40 places à l’entrée du site et à destination principalement des baigneurs. Une seconde aire naturelle de stationnement de 30 places a été créée au niveau de la prairie et à proximité des équipements d’accueil pour le public venant pique-niquer.
Accueil : installation de nouveaux carbets et tables-bancs s’intégrant au paysage disposés pour répondre aux besoins et remplacer les carbets défectueux ; installation de nouvelles places-à-feu pour maintenir les feux en des points précis ; réalisation d’un caillebotis facilitant le passage d’une aire à l’autre ; repositionnement des poubelles.
Le milieu et la gestion : décompactage des zones remblayées et de celles où le substrat avait été tassé par la circulation des véhicules ; élagage des arbres représentant un danger pour les usagers ; remplacement d’une partie des jeunes cocotiers situés le long de la berge par des essences plus adaptées (Catalpa, raisin bord de mer…) ; réimplantation de la mangrove (palétuviers rouges) pour lutter contre l’érosion.
5 jours/semaine, le garde du littoral de la ville procède au nettoyage du site et au management environnemental, dont la réalisation de visites du site.
L’information et la concertation : déplacement des panneaux à proximité des aires de stationnement pour les rendre visibles de tous ; transformation de l’ancienne dalle de béton située à l’entrée du site en un point d’exercice, à la demande des usagers ; organisation de réunions avec les usagers et mise en place d’un règlement d’utilisation du site notamment pour les groupes et les manifestations. Enfin, une étude sur les boues de Babin a été réalisée afin de connaître ses caractéristiques.

RÉSULTATS/IMPACT POUR LA BIODIVERSITÉ
Aujourd’hui, le site est plus attractif et les retours de l’ensemble des usagers sont très favorables. Depuis la conception et le mode de gestion mis en œuvre, on observe un redémarrage de la végétation et une accentuation de la fréquentation du site par de nombreux oiseaux, en particulier grâce à la disparition de la voiture sur une grande partie du site. Les arbres se développent mieux en raison d’une moindre pression des véhicules sur les racines et du travail de décompactage réalisé. Pour ces mêmes raisons, les populations de crabes ont fortement augmenté.
La fréquentation humaine a aussi augmenté mais paradoxalement l’impact sur le site est moindre car la gestion est plus régulière et surtout plus aisée en raison d’aménagements bien pensés et partagés. Le site est maintenant largement accessible aux personnes à mobilité réduite. La concertation a généré une prise de conscience et une acceptation plus forte du volet naturel voire sauvage de cette plage, unique plage verte de Guadeloupe.


Contacts :
Willy CORNELIE, directeur général adjoint
willy.cornelie@mornealeau.fr

Linda DOCAN, directrice de l'environnement et du développement durable
linda.docan@mornealeau.fr