Strasbourg Grandeur Nature, une ville nourricière

  • 2014
  • Biodiversité et citoyenneté
Strasbourg (Bas-Rhin)
  • Communes de plus de 100 000 habitants
  • Capitale française de la biodiversité

Budget : Environ 280 000 €

Partenaire financier : L’Agence de l'eau Rhin Meuse

Partenaires techniques : L’Agence de l'eau Rhin Meuse, l’Inspection académique, les associations d'habitants et l’association ECOCONSEIL


La fabrique urbaine de Strasbourg est étroitement liée à la présence des jardins nourriciers et guérisseurs qui, dès le Moyen Âge, jalonnaient le cœur même de la ville donnant aux quartiers leur identité et leur nom. Au fil des années, Strasbourg a su préserver son lien à la terre nourricière avec le développement des jardins familiaux et l’édification au début du XXème siècle de la Cité jardin du Stockfeld. Aujourd’hui, Strasbourg compte plus de 4800 jardins familiaux, des jardins partagés, des potagers urbains collectifs, des fruits et des abeilles en ville, des terres maraîchères... Ces entités jardinées prennent donc des formes variées, à différentes échelles et pour différents usages, chacune présentant des atouts spécifiques. Ce pluralisme des modèles est vu par tous comme un facteur-clé de succès car il permet de s’adapter aux attentes de chacun. Par ailleurs les espaces polymorphes sont plus « mutables », ils résistent mieux aux crises et s’adaptent souplement à la fabrique urbaine

 

Un patrimoine de jardins familiaux

 La ville de Strasbourg peut s’appuyer sur un patrimoine historique de 4 800 jardins familiaux représentant 170 ha dont l’origine remonte au début du 20éme siècle

Leur gestion en régie ou par des associations  s’appuie sur : le respect de l’environnement, le maintien de leur vocation nourricière  et le soutien à une vie associative qui aide à transcender les barrières culturelles et sociales.

 

Par ailleurs ont été mis en place :

16 jardins partagés (et 5 en cours), soit 9500 m²

À l'initiative d'habitants regroupés en association, la Ville met à disposition gratuitement des parcelles (4 à 6 ares) nécessaires à la création de jardins partagés. Cultivé à plusieurs, ce type de jardin est prétexte à échanger des graines et à l’apprentissage du jardinage au naturel. Pour amener les participants à l’autonomie, un accompagnement durable  prône le souci du collectif et veille au respect de la mixité.

2 potagers urbains collectifs (et 4 PUC en cours), soit 1600m²

À partir d'un terrain plus limité, environ 500 à 1 000 m², le PUC se différencie par sa finalité strictement vivrière, par des micro-parcelles de 20 à 50 m² et par la structure juridique (locations de parcelles individuelles). L'absence de barrières entre ces micro-parcelles et l’installation d’une unique cabane à outils incitent au partage, à la discussion et à la convivialité. Un animateur joue un rôle de facilitateur au départ, puis de conseil de jardinage au naturel et de médiation.

Des pieds d’arbres et des trottoirs jardinés

Certains quartiers pionniers en la matière ont ouvert la voie dès 2010. Deux associations d’habitants ont pris l’initiative du fleurissement de leur quartier, par la plantation et l’entretien des pieds d'arbres

Des fruits et des abeilles en ville

La collectivité installe des petits fruitiers et des vergers dans les parcs et écoles.

Trois vergers collectifs ont été créés et servent de support pour des animations pour les écoles des quartiers

18 jardins pédagogiques d'école (et 5 en cours)

Basé sur une démarche volontaire portée par l’équipe enseignante, cadrée et matérialisée par la signature d’un engagement tripartite entre ville, inspection académique et école candidate, celui-ci a abouti à la création de plus de 20 jardins d’école depuis 2011.


Alain Diedrichs

alain.diedrichs (at) strasbourg.eu

03-88-60-90-90