Restauration écologique des étangs et fabriques de la réserve naturelle de Bonnelles

2010
Aménagement du territoire : Démarches de planification en faveur de la biodiversité
Bonnelles
Communes de 2000 à 20000 habitants

Structure chargée de la mise en œuvre : Commune de Bonnelles

Financement : les contributions financières proviennent de la Commune, du PNR, du Département, de la Région Ile-de-France et de l’Agence de l’eau Seine-Normandie.

Durée : des actions ponctuelles jusqu’en 1997, puis les premiers travaux programmés à partir de 1997 et la fin des réalisations en 2004.


 

OBJECTIFS

L’objectif de ce projet de restauration écologique a été de retrouver les potentialités écologiques du site par rapport à ses caractéristiques intrinsèques (zone humide de fond de vallée) et de sauvegarder le patrimoine bâti témoin de l’histoire de ce site.

 

MESURES MISES EN OEUVRE

La première étape a consisté en un inventaire faune/flore de l’ensemble du site en propriété communale puis en la réalisation d’un diagnostic de l’état des potentialités pressenties. Un premier programme de travaux a vu le jour en 1997, suivi de nouvelles actions jusqu’en 2004.

D’un point de vue écologique il s’est agit de mettre en œuvre des travaux :

  • Sur le grand étang : les arbres du pourtour ont été coupés et les berges reprofilées en pente douce à l’occasion du curage de la boue de l’étang ; une vanne de décharge est installée permettant de contrôler le niveau d’eau sur les berges et la roselière adjacente.
  • Sur l’ancienne roselière : la plantation de peupliers a été coupée et une mare a été nouvellement creusée.
  • Sur le petit étang : les berges ont également été reprofilées en pente douce lors d’un curage de la vase.

Les travaux ont également porté sur les fabriques, ces petites constructions de l’ancien jardin :

  • Une toute autre fonction a été donnée à l’ancien embarcadère, celle d’un observatoire ornithologique, un nichoir à chouette effraie y a été fixé en son intérieur.
  • Les restaurations ont également portées sur un  pont orné d’un clocheton et dénommé « temple d’amour » où un nichoir à chauve-souris a été posé et sur des petits ponts de meulière sur lesquels des briques creuses ont été insérées pour permettre à la faune de s’y abritée.

 

RESULTATS

Aujourd’hui, le grand étang accueille des herbiers denses avec notamment des cératophylles. Cette végétation est favorable pour de nombreux insectes et odonates notamment l’Agrion délicat et Grande Aeschne.

Un couple de chouettes effraie s’est installé dans le nichoir prévu à cet effet. Les chauves souris utilisent le site vraisemblablement comme zone de chasse, d’abreuvement et de transit entre les sites de reproduction et d’hibernation.

Des espèces d’oiseaux remarquables sont présentes sur l’étang telles que le Fuligule milouin et le Grèbe castagneux. D’autres oiseaux utilisent la roselière sans toutefois y nicher de façon certaine. Mentionnons par exemple le Râle d’eau. On trouve dans la mare des amphibiens tels que le Triton alpestre. 

 


 

Michel PONCHANT, Maire Adjoint en charge de la Réserve naturelle,

01 30 88 47 30