Parc de la Fontaine de l’Etuvée, gestion écologique et alimentation en eau de la mare du parc grâce à la réalisation d’un forage actionné par une éolienne

2015
Biodiversité locale : gestion et suivi
Orléans (Loiret)
Communes de plus de 100 000 habitants

Organisme en charge de la mise en œuvre : Mairie d'Orléans.

Services de la collectivité associés :

Direction de l’espace public et de la qualité de la ville, Direction de la planification, de l’aménagement urbain et de l’habitat, Muséum d’Orléans, Direction de la vie des quartiers et de la démocratie locale, Direction de l’Information et la Communication, Direction de l’Environnement et de la Prévention des risques.

Budget de l’action :

11 518 € TTC pour la gestion régie en 2014 (tonte / fauchage de la noue / fauchage tardif des ourlets…), 15 803 € TTC pour les plantations en 2013 et 2014 et 35 580 € HT pour le forage et mise en place d’une éolienne.

Partenaires financiers et techniques : Partenaire techniques : Association Loiret Nature Environnement, Biotope, Laboratoire d’éco-entomologie.

Dates de l’action :

1992 : Aménagement du Parc de l’Etuvée ;

Depuis 2010 : Inventaires biodiversité (insectes, amphibiens, reptiles, oiseaux, chiroptères) ;

Depuis 2013 : Mise en œuvre du plan de gestion écologique ;

Juillet 2015 : Réalisation du forage et de l’éolienne.


 

OBJECTIFS

Aménagé en 1992, le Parc de la Fontaine de l'Étuvée, non clôturé, propose une promenade dans un milieu semi-naturel où la faune et la flore évoluent en liberté. Le parc a vu son paysage se transformer au fil des siècles : lisière de la forêt d’Orléans, champs cultivés, vignes, vergers puis urbanisation dense…

Une grande mare de 2 500m² et un réseau de noues ont été créés en 1993 sur un territoire préexistant de sources. A l’époque gallo-romaine, un aqueduc approvisionnait en eau la ville antique et la source, alimentant la grande mare, est préservée au sein du parc actuel.

La présence historique d’eau et la préservation des milieux aquatiques sont parmi les enjeux majeurs du parc de l’Etuvée, dans un contexte actuel de changement climatique.

 

MESURES MISES EN OEUVRE

Des suivis réguliers de la biodiversité (insectes, amphibiens, reptiles, oiseaux, et chauves-souris) sont réalisés depuis 2010, démontrant la présence d’espèces remarquables et l’importance des zones humides pour l’accueil d’une biodiversité rare en ville. Les mares constituent un enjeu stratégique pour la reproduction et l’alimentation d’organismes liés aux milieux aquatiques.

Le parc est identifié dans le PLU comme une zone relais entre la ville et les franges ouest de la forêt d’Orléans. Il fait partie d’un corridor écologique, maintient la liaison entre les anciens vergers, puis les connectivités vers la forêt communale de Charbonnière située en marge de l'agglomération orléanaise.

Un plan de gestion est mis en œuvre depuis 2013, avec deux objectifs : le maintien d'un milieu naturel favorable à la biodiversité, tout en améliorant ses qualités esthétiques et l'accueil du public et la valorisation des usages.

Une gestion écologique et différenciée, adaptée au site et à ses usages, est réalisée. Aucun produit phytosanitaire n’est utilisé pour l’entretien de la végétation et des zones humides ou le désherbage des chemins. En sous-bois, les ronciers sont maintenus et maîtrisés, car ils font office d’abris et de source de nourriture pour la faune et le recrutement naturel est favorisé, afin de privilégier les espèces d’arbustes locales, adaptées au sol et au climat.

Pour traiter les zones de transitions entre les limites du parc et l’environnement urbain, des espèces locales ont été plantées (érables, euonymus, prunus, merisiers…). Un effet de lisière entre les prairies et les boisements est créé grâce au maintien d’un ourlet de transition, fauché tardivement, entre les strates arborées, arbustives et herbacées. C’est un atout pour la circulation de la faune et la préservation des continuités écologiques en ville.

Les arbres sont conduits en port libre, des vieux saules à cavités sont conduits en têtard, afin d’être préservés. Dans la prairie, les jardiniers ont dessiné les contours de formes, qui ne sont plus fauchées. Le but est de laisser évoluer la végétation spontanée dans le temps et l’espace, pour créer des bosquets. De nouvelles espèces végétales, qui ne tolèrent pas les tontes répétées, apparaissent. Des panneaux pédagogiques sur la faune, la flore et les techniques d’entretien écologique du parc seront mis en place. Des visites de groupe sont organisées. 

Aux étés 2009 et 2010, la mare du parc s’est retrouvée asséchée. Ces assèchements sont liés à une déconnexion d’une partie du bassin versant amont du fait de travaux réalisés ces dernières années (fouilles archéologiques, construction de bâtiments et voiries au nord du parc,…). Ils ont été préjudiciables à la faune liée à la mare. Afin d’éviter de nouvelles périodes d’assèchement, un forage actionné par une éolienne a été réalisé pour capter l’eau de la nappe de Beauce. Il ne sera utilisé qu’en cas de risque d’assèchement de la mare.

Une gestion alternative des eaux pluviales est en place. Les eaux de toitures des bâtiments et celles récupérées au niveau d’un parking en sous-sol alimentent la mare via un réseau de noues végétalisées, limitant ainsi les prélèvements dans la nappe.  

 

RESULTATS

Résultats attendus :

  • Protection de la biodiversité : le maintien en eau de la mare doit permettre de maintenir et de favoriser la présence d’une biodiversité fragile liée aux milieux humides ;
  • Préservation de la ressource en eau : grâce à une gestion alternative des eaux pluviales (noues) ;
  • Atténuation des effets du changement climatique : bienfaits du végétal en ville, régulation du climat local et « îlot de fraicheur ».

 


 

Virginie BRIENS, Responsable Technique Secteur Est - Gestion de l’Espace Public et Qualité de la Ville, Ville d’Orléans

vbriens@ville-orleans.fr

02 38 53 86 02